MON TOP 50 ALBUMS 40 à 36

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Episode 3/10

Salut les p’tits clous !!!

Me voilà revenu pour remonter dans le classement et parfois dans le temps avec cinq albums plus ou moins connus. S’ils ne le sont pas pour vous, c’est peut-être le moment de les découvrir sauf si vous êtes réfractaires à l’aventure audacieuse que constituent certaines de ces galettes.

Ce sont souvent des découvertes faites par hasard, des fois avec l’aide d’un petit disquaire que je visitais régulièrement à Nantes pas loin de la rue Crébillon. Ce mec m’a ouvert les yeux sur plein de styles et fait découvrir une bonne partie de ce que j’écoute encore. Tu connais, toi, Starcastle, ce groupe qui voulait faire du Yes avec dix fois moins de créativité et de talent. Moi, oui ! J’ai même le seul album qu’ils aient réussi à vendre un peu, c’est vous dire le pouvoir de persuasion de ce disquaire. Merci à lui, il a, quelque part, participé à mon éducation.

Bon, tais-toi un peu et passes au choses sérieuses !

40° – Jacques HIGELIN : « BBH 75 »

En avril 2018 est parti vers d’autres aventures un des plus grands poètes de la chanson française. M.Higelin, né en 1940 en Seine-et-Marne, nous a laissé orphelin d’un personnage haut en couleur capable de nous pondre une chanson d’amour pour sa « Cigarette » ou la balade d »Une mouche sur sa bouche » ou encore de nous vanter les bienfaits de fréquenter un « boxon où c’que tous les paumés vont !« . Il est aussi l’auteur de tubes comme « Pars« , « Champagne » ou « Tombé du ciel« .

Après avoir entamer une carrière d’acteur (cinéma et théâtre) assez confidentielle et éloignée du grand public, il fréquentera les cercles d’amis de Jacques Prévert et de Yves Montand pour se diriger assez rapidement vers la musique. Il est capable de côtoyer Charles Trenet au premier Printemps de Bourges en 1977, il lui consacrera même un spectacle au début des années 2000.

Artiste engagé politiquement, il se produira avec Téléphone le 10 juin 1981, place de la République à Paris, devant plus de cent mille spectateurs. C’est la toute première apparition d’Éric Serra, bassiste, avec l’artiste sur scène. Serra deviendra ensuite le compositeur attitré des films de Luc Besson.

Sa carrière diversifiée et ses rencontres constituent un roman dans lequel se côtoient des poètes, des chanteurs et des musiciens de tous poils qui l’aideront parfois dans ses compositions.

En 75, Higelin sort un album déjanté et complètement barré alternant rock cinglé et balades envoutantes, « BBH 75 », fruit de sa collaboration avec Simon Boissezon, guitariste (compositeur entre autres de Paris-New York, Mona Lisa Klaxon, Est-ce que ma guitare est un fusil ? L’ange et le Salaud…) et Charles Benaroch, à la batterie.

J’ai découvert Jacques Higelin en écoutant cette folie rock’n’rollante ci-dessous. En son honneur, je me devais de vous la faire écouter. Notons l’apport génial de Louis Bertignac qui avait participé à l’album « Irradié » en 1975.

« Eddy Merckx a bouffé son vélo » !!!!! JE ME MAAAAARRE !!!!

39° – STYX : « The Grand Illusion »

Styx s’est crée à la fin des 60’s à Chicago. Il a connu un succès important dans les années 70 alignant les disques de platine comme on enfile des perles. Plus connu aux USA qu’en Europe, le groupe s’est quand même forgé une bonne réputation en basant leur style sur un rock progressif avec des sons parfois pop-rock.

Le line-up le plus performant à mes yeux et surtout mes oreilles est composé du chanteur et claviériste Dennis DeYoung, des guitariste James Young et Tommy Shaw (le beau gosse de service) et une section rythmique comprenant les frères jumeaux Chuck Panozzo (bassiste) et John Panozzo (batteur).

Ce groupe s’est fait et défait à plusieurs reprises en raison des différents musicaux entre DeYoung et Shaw, le premier étant plus orienté pop-rock et le deuxième visant une tendance plus hard.

The Grand Illusion (1977) devient la plus grande réussite commerciale du groupe en étant certifié disque de platine. La fin des années 1970 permet à Styx d’atteindre le sommet de sa popularité : l’album Pieces of Eight (1978), dans lequel le groupe choisit une orientation davantage pop rock et sur lequel figurent les succès « Renegade«  et « Blue Collar Man«  ainsi que l’album Cornerstone (1979). Au gré des formations, ils produiront jusqu’à nos jours une quinzaine d’albums studio et une dizaine de live auxquels s’ajoute une flopée de compil’ plus ou moins utiles.

The Grand Illusion est pour moi leur pièce maitresse, mêlant différents styles et montrant ainsi leur capacité de création. Je regrette qu’ils n’aient pas poursuivi dans cette direction plus longtemps dans les années qui ont suivis.

Je vous sers le titre de l’album, n’ayant pas trouvé une vidéo potable de « Miss America », morceau dédié à la gloire éphémère des Miss et à leur éventuelle déchéance dès qu’elles perdent leur couronne : « And in your cage at the human zoo, they all stop to look at you, next year, what will you do when you have been forgotten » . Cruel mais souvent vrai, surtout aux USA.

« Just remember that it’s a Grand illusion »

38° – PREFAB SPROUT : « Jordan, the comeback »

Comment tu dis ? Sprout ? Prononcez plutôt Spraout !

Formé au début des 80’s en Angleterre, Prefab Sprout (« pousse préfabriquée », tu parles d’un nom !) n’a jamais connu un succès populaire malgré les louanges des critiques soit disant avertis. Leur aura n’a jamais vraiment dépassé les frontières du Royaume-Uni.

Les frères McAloon, Paddy et Martin, accompagnés par Neil Conti à la batterie et Wendy Smith au chant se sont spécialisés dans des compos aux sonorités pop-rock sympa à écouter mais dont beaucoup se lassent vite. Ça ne les a pas empêché de nous sortir un tube qui a traversé les ondes internationales en 1990, « Looking for Atlantis » que je vous livre plus bas. Mais en fait, tout cet album est sympa et on s’accroche facilement à la balade « Jesse James Symphony » suivie du « Boléro » et au lunaire « Moon Dog« .

Vous pourrez aussi tendre l’oreille sur l’album « Steve McQueen » réédité en 2007 avec des bonus versions acoustiques donc l’intro « Faron Young » me fait toujours autant d’effet.

Bref, Prefab Sprout n’a peut-être pas eu la carrière qu’ils méritaient à mes yeux, mais passez-vous ça en musique d’ambiance et vous penserez comme moi que ça s’écoute sans prétention et que c’est finalement pas si mal.

« If you’re looking for Atlantis…. »

37° – BLUE OYSTERCÜLT : « On your feet or on your knees »

Ce groupe, créé à Long Island à la fin des années 60, s’est spécialisé dans le rock limite psychédélique et le heavy metal déchainé. Déjà, se donner un nom qu’on peut traduire par « Secte de l’huitre bleue » dénote le côté un peu frappadingue des gusses bien que ce nom leur ait été suggéré par le journaliste rock et occasionnellement producteur Sandy Pearlman. Notons que celui-ci a aussi managé et produit un autre groupe vétéran précurseur du heavy, Black Sabbath.

Le groupe devra souvent se justifier sur des références à certaines idéologies considérées comme extrêmes, comme le nazisme, mais aussi à des courants philosophiques polémiques (on a évoqué Nietzsche pour le titre « Subhuman« ) arguant que tout cela n’était que du rock’n’roll. Cette image les poursuit quand même jusqu’après la sortie du double live « On Your Feet or on Your Knees » en 1975, dont la pochette carnavalesque pourrait prêter à confusion : une limousine ornée de fanions imprimés de leur signe de Cronos (ou Kronos) est garée devant une chapelle. Plus tendancieux, tu meurs !

C’est le début d’une période commerciale intense qui verra éclore quelques tubes comme « Don’t fear the reaper » ou « Godzilla« . La musique du groupe est très influencée par Black Sabbath, MC5, les Stooges, et Steppenwolf, selon les propres dires du chanteur Eric Bloom et du guitariste Donald « Buck Dharma » Roeser, deux des piliers de la formation avec Allen Lannier. Les envolées solo de Dharma sont restées une des marques de fabriques du Cult, mais il était malgré tout capable de nous sortir un slow super langoureux comme « The last days of May« . Ce type ultra doué était le centre du groupe quand tous ses collègues venaient le rejoindre sur le devant de la scène avec une guitare à la main. Ça donnait 3 mecs alignant des riffs d’enfer pour accompagner leur soliste, la foule se levait instantanément complètement déchainée.

Eric Bloom, Allen Lannier, Buck Dharma, Joe Bouchard (et son frère à la batterie)

Il est marrant de noter que le tréma ajouté sur le « O » de Öyster est à l’origine d’une mode dans les noms de groupes de métal comme Motörhead et Mötley Crüe par exemple.

Perso, leurs albums studio ne me plaisent pas mais ce p….. de live vaut son pesant de cacahuètes. La face A du disque 1 de mon album vinyl est couvert de tâches blanches de peinture. Je n’aurais sans doute pas dû repeindre un plafond pour me faire un peu de pognon au son violemment déglingué de « Harvester of eyes » posé sur mon vieux tourne-disque de l’époque. Trop violent !

36° – STING : « Nada como el sol »

Eh oui, ma fan de la première heure, je t’avais promis qu’à l’épisode 3, Sting ne resterait pas figé à la 50° place. Chose promise……. En plus, c’est toi la responsable de la présence de petit bijou puisque tu me l’as offert en 88 pour mon anniversaire ou Noël, je ne sais plus. Comment as-tu fais, si jeune, pour me dégoter cet album dont j’ignorais totalement l’existence, c’est toujours un mystère que je ne m’explique pas.

En attendant, Nada Como el Sol reprend 4 titres de l’album Nothing Like the Sun. « Little Wing » qui devient « Mariposa Libre« , « Fragile » est repris sous le titre « Fragilidad« , « We’ll be Together » qui est retitré « Si Estamos Juntos » et « They Dance Alone » devient ici « Ellas Danzan Solas » (ma préférée) tous chantés en espagnol et « Fragile » est aussi repris sous le titre « Frágil » en portugais.

Sting fera appel aux mêmes musiciens que sur les versions originales en anglais. Cela donnera un OVNI totalement envoutant à la hauteur du talent de son auteur que je ne me lasse jamais d’écouter. Comme il est dispo sur Deezer et sur mon Ipod Classic, j’ai deux bonnes raisons de le réécouter dans les plus brefs délais. Je vous invite à en faire autant.

« Danzan solas… danzan solas…« 

« En soledad« 

Fin de l’épisode 3/10. Toujours fan ?

SALUT LES P’TITS CLOUS !!!

2 commentaires sur “MON TOP 50 ALBUMS 40 à 36

  1. Moins fan pour le coup. A part préfab sprout et sting, les autres je les connais pas. Je préfère certaines chansons moins bien classées. J’attends de voir la suite 😉😘😘

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