Episode 9/10 (10-9-8-7-6)
Salut les p’tits clous !!!
Ha Ha ! On entre dans le Top Ten, le saint du saint, le Sacré Grââl de ma discothèque personnelle, bref, le nec plus ultra de mes préférences. Je vous rappelle que ce classement est totalement subjectif et n’a comme unique but que le partage et le plaisir de parler « musique » et peut-être vous faire découvrir ou redécouvrir certaines œuvres.
On a déjà envoyer du lourd, non ? Ça va continuer, car ce qui suit est plus que archiconnu…….quoique le 8° va certainement faire dire à quelques uns : « C’est qui ceux-là ?« . J’en suis sur et je me marre d’avance. Mais pour les 4 autres, aucune excuse ne sera tolérée, pas même un mot des parents !
Hey, come on Rocky, fais-nous vibrer !!! 🤘🤘🤘
10° – SUPERTRAMP : « Crime of the century »

ENFIN !!!! Il nous met Supertramp, c’est pas trop tôt !!!
Eh oui, les voilà dans le Top 10. Supertramp a largement sa place à ce niveau car ils ont su apporter un vent de fraîcheur au milieu des groupes de hard, de progressif et autres styles. On peut les classer à part en raison d’un style particulier qui leur est propre et que personne n’a osé copier depuis.
Supertramp est créé en 1969 à la suite de l’audition de Roger Hodgson par Rick Davies. Ces deux musiciens composeront ensuite la majeure partie des chansons du groupe, dont ils seront en quelque sorte les leaders. Le nom du groupe tire ses origines d’un roman écrit par William Henry Davies en 1908, intitulé The Autobiography of a Super-Tramp (L’Autobiographie d’un super-vagabond)., fallait y penser mais ça leur va bien.

Il se passe 4 ans avant que le band ne trouve sa composition la plus stable et surtout la plus créatrice avec la parution d’albums inventifs qui resteront leurs plus grands succès, à savoir :
- 1974 – Crime of the Century
- 1975 – Crisis? What Crisis?
- 1977 – Even in the Quietest Moments…
- 1979 – Breakfast in America
- 1982 – …Famous Last Words…
Ces cinq sorties représentent à mes yeux ce que Supertramp a fait de mieux. Avant, le groupe se cherchait avec plus ou moins de bonheur et après, il aura beaucoup de mal à retrouver son lustre des 70’s.
Le départ de Roger Hodgson y est pour beaucoup. Il se lancera d’ailleurs dans une carrière solo, certes plus discrète, mais très prolifique en terme de qualité des compos. Il a quitté le groupe en raison de désaccords artistiques de plus en plus sérieux avec Rick Davies. Un accord verbal entre eux stipule que Rick continue à tourner en utilisant le nom de groupe mais aucune des chansons écrites et interprétées par Roger ne doivent être reprises en concert par un autre chanteur. Ce qui ne sera pas le cas ensuite, ajoutant à la discorde entre les 2 membres fondateurs. Il n’y aura jamais de reformation de cette configuration par la suite. Quel gâchis…….
Supertramp continuera de tourner en basant ses spectacles sur les quelques albums sortis en cours de route mais surtout sur les succès de la période 1973-1983. Ils auraient écouler plus de 60 millions d’albums avec une pointe à 20 millions de vente pour Breakfast in America, leur plus grand succès commercial à ce jour avec les 3 hits planétaires « Logical song », « Goodbye stranger » et « Breakfast in America » auxquels je préfère perso « Take the long way home » et surtout le très beau « Child of vision » ponctué d’un solo de piano qui me fera toujours vibrer.
J’aurais pu opter pour Crisis ? What Crisis ? parsemé de superbes envolées comme « Lady », « The Meaning » ou « A soapbox opera ». Ou alors mettre en avant Even in the quietest moments et ses superbes « Gave a little bit », « Babaji » et surtout la très symphonique « Fool’s Overture », certainement une de leurs plus grandes œuvres.
J’ai pourtant choisi Crime of the Century qui marque le début de la reconnaissance internationale de leur talent. Mais surtout, les 8 plages composant l’album sont de qualités supérieures. C’est un album qu’il faut écouter en entier.
L’album se veut conceptuel et les thèmes abordés sont, dans l’ensemble, assez sombres. Crime of the Century traite de l’aliénation physique et mentale, du système scolaire et l’éducation avec « School », « Bloody Well Right », du repli sur soi et de la folie avec « Hide in Your Shell » et « Asylum », ou encore de la rêverie et de l’errance avec « Dreamer » et « Rudy ». La pochette de l’album représente les barreaux de la fenêtre d’une cellule de prison, à laquelle s’accrochent deux mains, flottant dans l’espace. C’est dire tout l’optimisme dégagé par cette magnifique galette, on en redemande !
On commence avec le plus que connu « Dreamer »….
Dreamer, you know you are a dreamer
Rêveur, tu sais que tu es un rêveur
Well can you put your hands in your head, oh no !
Bien, peux-tu mettre tes mains sur ta tête, Oh non !
Et on finit avec mon préféré : « School »
I can see you the morning when you go to school,
Je peux te voir le matin quand tu vas à l’école,
Don’t forget your books, you know you’ve got to learn the golden rule
N’oublies pas tes livres, tu sais tu dois apprendre la règle d’or
Teacher tells you stop your play and get on with your work
Le prof te dit d’arrêter ton jeu et de te mettre au travail
P…….., ce solo de piano raisonne encore dans ma tête…… Superbe !!!
9° – EMERSON, LAKE and PALMER : « Brain salad surgery »

Help ! Voilà ELP ! Ah le jeu de mots à 2 balles 😂
ELP…. Keith Emerson, Greg Lake and Carl Palmer, quel trio d’enfer !

Fondé en 1970, ce groupe britannique de rock progressif donnera son premier concert au festival de l’île de Wight, l’un des derniers grands rendez-vous de l’ère Hippie-Flower Power. Ils commencent ce concert en tirant avec des canons disposés de chaque côté de la scène, et annoncent la couleur : ELP sera un groupe extravagant. Leur apogée musicale se situe dans les 70’s. Ils se sépareront au bout de 10 ans pour entamer ou poursuivre des carrières perso. Ils se reformeront au début des années 90, le temps de commettre 2 albums que je qualifie de moyens au regard de ceux qu’ils avaient pondus auparavant. Carl Palmer entretient la mémoire du groupe au cours de tournée baptisées Carl Palmer’s ELP Legacy Tour.
Keith Emerson est à mon goût ce qu’on fait de plus créatif, inventif et virtuose devant des claviers. Capable de folie en plantant un couteau entre les touches de son vieux synthé dédié à ce jeu de scène très théatral déglingué. Capable de jouer en pantalon cuir et t-shirt informe sur 2 claviers (un à sa droite et l’autre à sa gauche) des mélodies complexes différentes tout en souriant à ses petits camarades et en mastiquant son chewing-gum. Capable de jouer aussi bien du rock que du classique des plus purs en maniant de ses doigts magiques les touches de ses pianos et synthés Moog géants aux murs énormes plantés d’une multitude de boutons de réglage. Keith Emerson est une bête de scène qui laisse une profonde empreinte dans le rock progressif ainsi qu’une œuvre musicale sans précédent de par sa variété et aussi sa virtuosité créative. Il s’est suicidé en mars 2016 à l’âge de 72 ans, il ne pouvait supporter les problèmes dégénératifs de nerfs de sa main droite, ne pouvant plus se servir que de trois des cinq doigts et sachant que ça ne se résorberait pas.
9 mois plus tard, Greg Lake est emporté par un cancer à l’âge de 69 ans. Triste série pour ce groupe d’anthologie. Greg se fait connaître en intégrant en 1969 King Crimson comme chanteur-bassiste. Il participe à « In the court of the crimson king » (voir Episode 5/10 – 29° place) et c’est lors d’une tournée commune avec Emerson and The Nice qu’ils décident de fonder ELP. Lake fera une brève apparition dans le supergroupe Asia en suppléant John Wetton, celui-là même qui le remplaça au sein de King Crimson. Greg Lake, aussi bon chanteur que guitariste, saura amener les qualités de ses prestations à la hauteur des ambitions du groupe.
Le 3°, c’est Carl Palmer, certainement un des meilleurs batteurs dans son genre. Issu de Atomic Rooster, il rejoint ELP en 1970 et sera membre fondateur de Asia avec Steve Howe de Yes et John Wetton, ex-King Crimson, c’est dire les qualités du mec ! Au sein de ELP, il officie sur un ensemble de batteries de 2.5 tonnes qu’il a lui-même conçue, y ajoutant une grosse partie électronique, ce qui deviendra sa marque de fabrique et le rendra quasi unique dans son genre. Ajouté au matos de Emerson, toutes les scènes ne peuvent supporter ce poids, obligeant le groupe à jouer sur des plateaux appropriés. Palmer reste une référence pour tous les batteurs. Un des grands moments attendus dans les concerts était le solo sur « Karn Evil 9 Part 2 », solo de folie dans lequel Carl laisse exploser toutes ses capacités en exploitant toutes les pièces de son matériel, un must chez les tapeurs de fûts.
C’est ce morceau que j’ai choisi de vous présenter, car il met en valeur les 3 membres du groupe et représente une bonne synthèse de ce qu’ils étaient capables de faire.
Welcome back, my friends
Rebonjour, mes amis
To the show that never ends.
Au spectacle qui ne finit jamais.
We’re so glad you could attend !
Nous sommes tellement heureux que vous soyez présent !
Come inside ! Come inside !
Venez à l’interieur ! Venez à l’interieur !
There behind a glass
Là derrière une vitre
Stands a real blade of grass
Se tient une véritable lame d’herbe
Be careful as you pass.
Faites attention quand vous passez
Move along ! Move along !
Bougez vous ! Bougez vous !
The greatest show in Heaven, Hell or Earth.
Le plus grand spectacle du Paradis, de l’Enfer ou de la Terre.
8° – CARAVAN : « For girls who grow plump in the night »

En 1973, je rends visite à mon petit disquaire nantais pour lui demander de me trouver une pépite à déguster sans modération. Il me propose d’écouter un truc d’un band pas très connu, Caravan…… What’s that ? Pas très connu ? Pas connu du tout, oui !
Et pourtant, ce groupe, originaire de Canterbury en Angleterre, existe depuis la fin des années 60 et en est déjà à son 5ème album et, malgré plusieurs séparation/reformations, cours toujours les scènes européennes à ce jour. En ce qui me concerne, pour les avoir testés, je ne suis pas convaincu par les 4 premiers vinyls, ni même par ceux qui ont suivi. Alors, me direz-vous, qu’est-ce que je fais à vous vanter à la 8ème place de mon Top 50 les bienfaits de Caravan ?
Je les ai vus sur scène très jeune après avoir tout simplement écouter les conseils suivants de mon fameux disquaire de poche (je n’ai pas dit « petit » malgré son 1m60 maxi) : « Tiens, écoutes-moi ça, j’connais pas trop le groupe mais l’album m’a fait un drôle d’effet. En plus, la pochette est magnifique, déplie-la pour voir. » Et j’ai ouvert. Cette photo d’une femme enceinte allongée est peut-être une de celles qui m’a fait aimé la photo, je me suis peut-être dit qu’il fallait que je fasse des clichés comme ça. Quelle pochette !
Je ne vais pas trop vous faire l’historique du groupe, je vais plutôt me concentrer sur cette année 1973. Pourtant, ils ont tourné dans quelques festivals avec des groupes pas trop connus à l’époque mais devenus des références mondiales rapidement, genre Pink Floyd ou Yes, rien que ça ! Mais Caravan est resté un peu à l’écart peinant à trouver une stabilité musicale et artistique, certainement à cause de changements fréquents de musiciens. Et même si les Sinclair/Hastings/Coughlan/Richardson constituent un noyau dur du groupe, cela provoquera quand même des conflits artistiques propres à casser la réussite à laquelle ils pouvaient prétendre. Dommage……
Mais en 1973, le groupe est constitué de Pys Hastings (chant, guitare), David Sinclair (claviers), Richard Coughlan (batterie), Geoffrey Richardson (chant, flûte, violon) et John G. Perry (chant, basse). C’est un bel ensemble qui flirte entre Rock, Pop et Folk, avec parfois une tendance jazzy qui va bien avec le reste.

For girls who grow plump in the night……. Tu parles d’un titre, littéralement « Pour les filles qui deviennent dodues (ou grossissent) dans la nuit » ! Vicieux, non ? Pas grave, c’est un de mes premiers achats (entre 10 et 15ème, je crois) et je le considère comme digne de figurer à cette place. Pour l’avoir écouter des dizaines et des dizaines de fois, le plaisir est le même et je redécouvre parfois des sons nouveaux en fonction du lecteur ou du casque.
Ce qui me chagrine, c’est que tu ne trouveras pas ce petit bijou ni sur Deezer, ni sur Soundcloud et encore moins sur Spotify ! Bande de mécréants ! C’est pourtant leur meilleur succès commercial avec « In the land of grey and pink« . Je vais derechef demander une remise à Deezer, non mais !
Je vous sers dans l’ordre de mes préférences la version originale de « Memory lain, Hugh/Leadloss » et un live sympa de cette jolie ballade « The dog, the dog, he’s at it again ». Et si vous n’aimez pas, je le garde pour moi 😂😂😂
If you get on the road that takes you back
Si tu vas sur la route qui te ramène
There’s a lot of things you ought to know
Il y a beaucoup de choses que tu dois savoir
You’re going where I want to be
Tu vas là où je veux être
If you get on the road you’ve got to take me
Si tu prends la route, tu dois m’emmener
7° – KANSAS : « Leftoverture »

« Leftoverture » est paru 1 an avant « Point of know return » (voir épisode 7/10 à la 17ème place), quel super prélude !
Je ne reviens pas sur la bio de Kansas (voir épisode 7/10 à la 17ème place) ni sur la place qu’occupe ce groupe dans mes préférences musicales (voir épisode 7/10 à la 17ème place) et encore moins sur la qualité artistique proposée par ses différends membres (voir épisode 7/10 à la 17ème place).
Ce que je peux dire, en revanche, c’est que « Leftoverture » m’a emballé à chaque titre. Ils s’enchaînent les uns après les autres de façon à ne former qu’un tout majestueux au son inégalable, c’est du Kansas pur jus. En même temps, s’il est 7ème de ce Top, c’est qu’il fait partie de la crème des crèmes de ma collection privée, donc, à ce niveau, il est forcément une référence.
Kansas avait sorti 3 albums avant cette œuvre, chacun avec des morceaux phare : « Belexes » et « Journey from Mariabronn » dans « Kansas » en 1974, « Icarus 1 » et le sublime « The Pinnacle » dans « Masque » en 1975, « Down the road » et « Song of America » dans « Song of America » la même année. Mais là, ils ont touché au génie, atteint des limites telles que chaque membre du groupe paraît lié aux autres éternellement tant la symbiose musicale frôle la perfection.
Donc, au cas où tu n’aurais pas compris le message, « Leftoverture » est un album indispensable, et Pan (comme disait Peter) !
Je dédie le morceau suivant à mon camarade basque L.L. car si je ne le fais pas, il me clôturera à vie les portes de son bar, et ça, je ne peux m’y résoudre……
Alors, are you ready ? One…Two…Three…Four !!!
Carry on my wayward son
Continue, mon entêté de fils
There’ll be peace when you are done
Ce sera calme quand tu auras fini
Lay your weary head to rest
Pose ta tête lasse
Don’t you cry no more
Ne pleure plus
Mais moi, si je devais faire un choix, j’irais plutôt vers le big « Miracles out of nowhere » avec cette belle et symphonique version live enregistrée en 2009 à ………Topeka……(Kansas) !
On a crystal morning I can see the dewdrops falling
Un matin de cristal, je peux voir les gouttes de rosée tomber
Down from a gleaming heaven, I can hear the voices call
En bas d’un ciel brillant, je peux entendre les voix appeler
When you comin’ home now, son, the world is not for you
Quand tu viens à la maison maintenant, fiston, le monde n’est pas à toi
Tell me what’s your point of view
Dites-moi quel est ton point de vue
It’s just love and miracles out of nowhere
C’est juste l’amour et les miracles de nulle part
Ils sont forts ces gars de Topeka, Kansas…….ils sont super forts…….
6° – Mike OLDFIELD : « Tubular bells 1 »

Je vous avais dit dans l’épisode 6/10 à la 24ème place que l’on retrouverait Mike Oldfield, je ne vous l’avais pas dit ? Si, verifiez !
En 1973, William Friedkin sort un film qui va faire date dans la longue histoire des films d’horreur. Je ne suis pas très fan de ce genre, mais celui-là, je l’ai vu et il m’a fait flippé grave. Il y est question d’une gamine ado qui serait habitée par des forces paranormales de type sataniques. Cette gosse vomit vert, a la tête qui tourne à 360° et décolle de son lit jusqu’au plafond en ayant tué, au passage, le patron de sa mère. Bref, elle n’est pas très recommandable. Ce film, pour ceux qui n’auraient pas reconnu le pitch, c’est « L’exorciste » avec Max von Sydow, Ellen Burstyn et l’inquiétante Linda Blair dont la carrière sera pratiquement réduite à ce film.
Au début des années 70, Mike Oldfield, encore inconnu (il a 17/18 ans), compose une série de thèmes qu’il empile en bidouillant un magnétophone Bang & Olufsen prêté par un copain. Comme Mike est assez doué, il se permet de jouer tous les instruments et de les superposer afin d’en tirer une maquette présentable. Ce qui, pour lui, paraît facile est une véritable prouesse technique pour l’époque.
Il fait le tour des maisons de disques pour caser cette maquette. Pas simple, car elle est constituée de 2 morceaux sensés remplir les 2 faces d’un album. Ça, c’est du concept ! Elle attise malgré tout l’intérêt d’un employé du studio The Manor que monte le jeune entrepreneur Richard Branson qui est également en train de mettre sur pied un réseau de magasins de disques. Richard Branson propose à Mike Oldfield d’enregistrer son album pendant les heures de studio non louées et, dans un premier temps, il tente de trouver une maison de disques pour publier la musique du jeune guitariste, sans succès. C’est en 1972 que Richard Branson décide de créer son propre label et il propose à Mike Oldfield de figurer parmi les premiers artistes de Virgin. Il lui fait signer un contrat l’engageant sur dix albums, ce qui sera par la suite source de litiges entre Oldfield et Virgin.
« Tubular bells » sort en 1973, et Branson arrive à imposer le disque à un célèbre DJ de la radio BBC. L’album va connaître un très grand succès et devenir une des plus grosses ventes de l’histoire de la musique, ce qui est remarquable pour une musique purement instrumentale.
Et c’est là qu’on revient au film « L »exorciste », car c’est la reprise du thème introductif de « Tubular bells » en tant que thème principal du film qui va amplifier ce succès, notamment aux États-Unis. Voilà comment on devient une star mondiale, tout simplement en bidouillant, en pleine puberté, un magnéto et en sachant jouer de pleins d’instruments de musique et en ayant un talent inné. Fastoche, non ?
Les ventes de cet album dépassent allègrement les 15 millions d’exemplaires. Suivront d’autres disques de qualité mais aux réussites inégales (sauf « Crises ») jusqu’à « Tubular bells II » en 1992 qui reprend la même thématique musicale avec un certain succès et marque le début de ses années Warner. Entre deux sorties (Mike est très prolifique), il se fendra en 1998 de « Tubular bells III » qui prendra ses distances avec le I et le II, mais qui constitue une belle alternative gardant quand même un certain esprit « Tubular ».
Mike Oldfield s’est ensuite lancé dans des compos moins marquantes même si j’écoute régulièrement « Guitars » ou « Voyager » ou les talents de guitariste font la différence en donnant un résultat somme toute assez envoutant. Les rééditions remastérisées de ses anciens succès deviennent très (trop) fréquentes, compensant les rares sorties d’albums. Le dernier fait d’arme intéressant consiste en une suite très alambiquée de « Ommadawn » en 2017 intitulée « Return to Ommadawn ».
Je pense que Mike Oldfield s’est un peu perdu avec le temps. Peut-être en a-t-il fait trop et trop rapidement, perdant un peu de créativité au cours des années. Mais ça reste un sacré bonhomme qui a su me convertir en fan inconditionnel et « Tubular Bells I » est une œuvre majeure qui inspire le respect. N’oublions pas que c’est un gamin d’à peine 20 ans qui l’a fait tout seul dans son coin.
Ça s’écoute seul, allongé, sur la chaine ou au casque et surtout de bout en bout.
Je vous l’ai aussi mis en un petit live d’époque, à écouter une autre fois, peut-être….ou tout de suite si vous êtes convertis !
C’était l’avant-dernier épisode de la série. Il a été long à venir, mais plus c’est long, plus c’est………….
La prochaine fois, promis, juré, craché, j’arrête à la fin !!!
A bientôt 😘😘😘
Salut les p’tits clous !!!


