N°1 – VOIX DE FEMMES ou CŒUR DE ROCKEUSES

Part. 1

(Partoine)

Quand on parle rock ou musique qui bouge, qui déménage, qui swingue, qui te fais vibrer, enfin bref qui oblige ton corps à réagir, à danser, à taper avec tes mains sur une table, à battre la mesure avec tes pieds, tu penses forcément à tous ces mecs qui balancent grave sur scène comme Papy Jagger, pour ne citer que lui.

Parce que le rock, pour beaucoup, signifie la virilité dans toute sa splendeur, les mecs qui en ont des comme ça et qui bénéficient forcément des faveurs zélées de leurs groupies déchainées. Ceux dont la notoriété interplanétaire fait d’eux des icônes incontournables de la pop culture, de la génération Woodstock et de la révolution musicale engendrée par les Elvis Presley, Bill Haley, Chuck Berry et tous leurs collègues dévoyés des années 50 et 60.

J’ai connu un petit vieux de campagne dans une vie antérieure qui répétait inlassablement que Johnny Halliday était un sauvage et que Francis Cabrel faisait du crin-crin sur sa guitare en chantant des « je t’aime, je t’aime » et que c’étaient tous des rigolos à côté de Tino Rossi, Luis Mariano ou Rina Ketty. Question musique, tout ce qui n’était pas valses viennoises ne méritait même pas d’exister. Au moment du festival de musique rock de son village morvandiaux auquel assistaient entre deux et trois milles jeunes, ce papy râleur constatait avec un air outré qu’ils étaient tous habillés comme des Zoulous, coiffés avec des serpillières et que s’il le pouvait, il leur botterait le cul, non mais des fois ! Je tais son nom par pur respect, mais à la vitesse à laquelle il descendait les blancs-cassis, il a certainement rejoint le paradis des grognons professionnels. Paix à son âme et R.I.P. camarade Pierrot L..

Diantre, fichtre, palsambleu, par tous les saints, j’ai failli dire son nom !

Célèbres grognons

Bref, le rocker type est affublé d’un pantalon cuir ou jean du style moule-b… qui montre que cette musique est une affaire d’hommes, bon sang de bonsoir ! La gestuelle scénique est étroitement associée à cette image de mâle dominant qu’il se doit de donner à son public, genre Bon Scott chez AC/DC. Le rocker efféminé ou androgyne n’avait pas lieu d’exister jusqu’à ce que des David Bowie ou des Nicola Sirkis viennent s’insérer dans ce schéma jusque là bien établi en y essaimant des graines de doutes déjà distillées en son temps par Little Richard.

Donc, le rock et la musique un peu rythmée restent une affaire d’homme, qu’on se le dise. En même temps, cette génération biberonnée aux Rita Hayworth, Jayne Mansfield, Marilyn Monroe ou B.B. vit dans une époque qui place la femme au rang de maîtresse de maison au petit soin pour l’homme de sa vie qui a le droit de regarder, voire toucher, de temps en temps les autres membres de la gente féminine, pour peu qu’elles soient mignonnes, gentiment potelées et surtout bien obéissantes, le bon temps, quoi…. Ça y est, les féministes de tout poil vont se jeter sur moi et me mettre au supplice en place publique. Mais non, je décoooooonne, car comme déclarait avec Aragon notre frenchy Jean Ferrat dans son vibrant plaidoyer pour l’égalité entre les sexes, « La femme est l’avenir de l’homme » . Moins sexiste que moi, y’a pas ! Et pan !

Puis subitement, on voit arriver des nanas, des filles, des gonzesses voire des femmes d’un certain âge qui se mettent à s’imposer sur la scène musicale. Alors, bien sûr, on pourra avancer les Joséphine Baker et Arletty des années 30 en tant que célébrités en France sans oublier Edith Piaf quelques années plus tard. Pionnières, combattantes, talentueuses, que ce soit Ethel Waters, Abbey Lincoln, ou encore Nina Simone, ces femmes ont su se faire une place dans le pays raciste et conservateur, qu’était les Etats-Unis avant et après guerre. Elles inspirent encore aujourd’hui par leur courage et leur talent. Que dire de Billie Holiday au destin si tragique, Ella Fitzgerald à qui le jazz doit tant, Judy Garland emportée sur des chemins visqueux par la gloire mais mère de Liza Minelli quand même, Mahalia Jackson reine du gospel, je ne peux les citer toutes car la liste est longue. Citons quand même une référence dans les 60′, surnommée « The queen of soul », la grande Aretha Franklin. La France verra plutôt se révéler des talents plus poétiques comme Barbara et Juliette Greco ou carrément axés variété telles Sheila et Sylvie Vartan pour ne citer qu’elles.

Je ne peux m’empêcher de vous imposer Madame Aretha Franklin avec ce monument qu’est « Think » dans les « Blues Brothers » :

Mais toutes ces magnifiques stars sont affiliées à des styles comme la soul, le jazz ou la variété française. Les années 60 vont en voir débarquer quelques unes qui vont changer la donne. La rockeuse pur jus arrive avec l’intention de se faire une place au soleil dans la grande famille du rock et ainsi montrer que ce n’est plus une affaire d’hommes, rien que ça ! Et en plus cette femme va se permettre de toucher à tous les genres et dans plusieurs pays ! Mais où va-t-on, je vous le demande ?

Eh ben moi je dis, BRAVO LES FILLES !!! Programmées par beaucoup de machos à 2 balles comme les reines du ménage, vous êtes arrivées pour dépoussiérer ce monde musical, la boucle est bouclée ! Et les pépites se sont accumulées aux cours des années, au point que certaines sont venues chatouiller les records de vente de ces messieurs, et leurs montrer que celui qui a la plus grosse n’est pas forcément le maître absolu. Elles ont pris leur destin musical en main et nous ont offert des œuvres grandioses ou des tubes que tout le monde connait et fredonne à la moindre occasion. Elles ont finalement pris la place qui leur revenait forcément puisqu’elles sont aussi bonnes que les mecs. Le premier qui pense le contraire sera immédiatement radié de l’ordre des Adorateurs du Rock, j’y veillerai personnellement.

Je vais donc vous faire quelques présentations de chanteuses que j’écoute régulièrement. Il y aura des anciennes et des plus récentes réparties des années 60 à nos jours. Il y en aura pour tous les goûts car le Rock’N’Roll, c’est bien mais il n’y a pas que ça dans la vie. Manqueront à l’appel certains styles auxquels je n’adhère pas, désolé ! Donc pas de Rap et encore moins de RnB avec ses Beyoncé et autres Rihanna. Pour info, Le RnB contemporain n’est qu’un dérivé du Rythm and Blues ou Rythm’N’Blues ou R’n’B qui est un genre de musique populaire afro-américaine ayant émergé dans les années 1940. Ce genre mêle des éléments sonores en provenance du gospel, du blues et du jazz et a fortement contribué à la naissance du Rock’N’Roll, rien que ça !

Mais, je vous rassure, il y aura du lourd et connu et quelques unes plus confidentielles qui méritent qu’on s’y intéresse. A la fin, vous direz : « Tiens, il n’a pas mis X ou Y ». Si, si, je le sais, eh, eh, je vous connais bien ! Ce n’est qu’une sélection perso qui aborde pas mal de genres et ce n’est en aucun cas une compèt’ avec un classement. Pour éviter les jalousies entre toutes ces divas, j’ai volontairement choisi l’ordre alphabétique « prénom-nom », comme ça, je ne serai pas attaqué par une horde d’avocats avides de tous les dollars que je n’ai pas, à moins d’avoir une grand-tante serbo-moldave ayant régulièrement investi dans les GAFAM depuis 40 ans. Les GAFAM ? « Gogol/Apeul/Fesse-bouc/Âme à zone/Microusouft ». C’est sur qu’en version française « Gustave & Cie/Archiduchesse/Faïencerie de Pornic/Arbalète Genès David/Monsieur Falzar », ça pète moins. Eh oui, tu vas vérifier, mais toutes ces marques existent réellement, ah mais quand même. COCORICO !!!

Je vous donne rendez-vous au prochain épisode des « Voix de femmes ou Cœur de rockeuses ».

Big bisous les P’tits clous !!! @+

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