MON TOP 50 ALBUMS 25 à 21

Episode 6/10 (25-24-23-22-21)

Salut les p’tits clous !!!

Me revoilou !

Je sais que vous êtes avides de connaître la suite. Moi, je la connais ! Mais comme je respecte vos envies, je ne peux que continuer ce classement en vous délivrant les cinq suivants. Satisfaits les p’tits clous ? OK Super, je vous comprends et c’est offert par la maison.

Vous vous dites, et vous avez raison, « Qu’est-ce qu’il va nous sortir ce coup-ci ? ». Pour être franc les 25° et 21° ne sont pas les plus célèbres, par contre les 3 autres méritent leur « Hall of Fame » les doigts dans le nez, car ce sont des stars franco-mondiales ! Vous comprendrez mieux en lisant la suite.

25° – TRIUMVIRAT : « Spartacus »

Triumvirat est un groupe de rock progressif allemand originaire de Cologne et fondé en 1969. Il connaitront une certaine reconnaissance dans les années 70. Ils commettront 7 albums studio de valeurs très inégales en raison des changements constants de la formation. Celle-ci, composée de trois membres (Ah oui…Triumvirat, je m’disais aussi ……) repose sur un mélange claviers/basse/batterie. Le groupe disparaitra en 1980.

Koellen-Bathelt-Fritz

Les musiciens de la formation originale étaient Hans-Jürgen Fritz aux claviers et seul membre présent du début à la fin, Werner Frangerberg à la basse et au chant et le parolier batteur-percussionniste Hans Bathelt. Ce qui est étonnant et n’aida sûrement pas à donner une certaine stabilité au trio furent les fréquents changements de musiciens tout au long de leur carrière, à chaque album un membre les quittait pour être remplacé par un autre. Et puis, on a souvent reproché au groupe leur ressemblance plus que frappante avec le groupe britannique Emerson, Lake and Palmer, mais là où ça devenait vraiment ironique, c’est lorsque paraît l’album « Illusions on a Double Dimple » sur lequel se trouve la chanson « Lucky Girl« . Un des plus grands succès du groupe ELP s’intitule « Lucky Man« .

Ils sont souvent qualifiés de « clone » de ELP par la presse spécialisée, pas seulement à cause de la ressemblance de leur musique et du son des claviers, notamment l’orgue Hammond, mais aussi par la virtuosité et la formation classique de Fritz.

En 1975, le trio Fritz-Bathelt-Koellen sort « Spartacus », qui raconte l’histoire de cet esclave et gladiateur thrace en l’an 73 av. Jésus-Christ. Celui-ci entrera en rébellion contre Rome et finira sur une croix avec ses potes de combat. Je vous conseille de vous faire un jour ce big classique du cinéma tourné en 1960 par Stanley Kubrick himself avec M. Kirk Douglas dans le rôle du crucifié de service, c’est un pur chef d’œuvre.

On n’est pas sur PhB Ciné (idée à creuser), revenons au trio allemand. Koellen n’aura pas le temps de faire grand chose par la suite, il aura la bonne idée d’écouter de la musique dans son garage à bord de sa voiture dont le moteur tourne ! Le monoxyde de carbone fera son boulot en l’envoyant rejoindre le ciel déjà assez pollué comme ça.

Pourquoi j’ai choisi ce disque ? Certainement parce que Keith Emerson est pour moi THE Référence aux claviers et que Fritz était un clône très honorable dans son art. En plus, cet album est assez bien foutu et constitue une belle réussite. Il m’avait été vivement conseillé par ce petit disquaire nantais dont je vous ai déjà parlé. Dont acte.

Je vous sers le final qui clôt l’histoire au son d’un orgue omniprésent et manipulé tout en virtuosité avec une pointe de boléro bienvenue.

« Glory and wealth, Power of Rome,
Built on the shoulders of millions of slaves.
Spartacus knows, though he was close.
Their change is gone.
It was all in vain.
There’ll be more blood and pain. »

24° – Mike OLDFIELD : « Crises »

Ce multi-intrumentiste de génie a vu le jour à Reading (Angleterre) en 1953. Né d’un père médecin dans la Royal Air Force et d’une mère infirmière et toxico (elle mourra en 1975), il a aussi une sœur chanteuse, Sally, et un frère flutiste et compositeur, Terry.

Son père lui offre une guitare dès ses 7 ans. Il développera une technique de jeu assez personnelle sans médiator et basée sur le toucher qui deviendra sa marque de fabrique. Je le considère comme un des plus virtuoses de son époque, tous ses mini solos sur la flopée de tubes qu’il a concoctés en sont la preuve.

Très prolifique, il a déjà sorti, depuis 1973, pas moins de 26 albums studio sous 3 labels différents, Virgin, Warner et Mercury. Il est difficile de classer la musique de Mike Oldfield dans un genre donné. Ses premiers albums s’apparentent au rock progressif par la présence de longs morceaux complexes, mais avec d’importantes incursions d’influences folkloriques. La rareté de la batterie associée au caractère hypnotique et répétitif de certains thèmes incite certains à considérer Mike comme un artiste du genre new age.

Il touchera du bout des doigts la musique pop et se fendra même d’une B.O., The Killing Fields, « La déchirure », film de Rolland Joffé en 1984 sur la prise de pouvoir au Cambodge par les Khmers rouges. C’est aussi un film que je vous recommande, très dur et basé sur une histoire malheureusement vraie.

N’étant pas lui-même chanteur (sauf sur 2 albums), il collaborera avec une vingtaine d’artistes comme Maggie Reilly et sa voix envoutante, l’ex-Yes Jon Anderson, Bonnie Tyler, Anita Hegerland ou encore Roger Chapman du groupe Family pour n’en citer que quelques uns.

« Crises » est sorti en 1983 et a accouché d’un tube mondial que tout le monde connait. Regardez le clip d’origine, il vaut tout l’or du monde par la voix de Maggie et les sourires post soixante huitard des protagonistes. J’adore !!!

« The last that ever she saw him
Carried away by a moonlight shadow »

Indémodable et intemporel !

Ci-dessous, c’est cadeau à écouter. C’est la même mais en version « extended » et là, on se régale !

Je ne vous raconte pas tout sur Mike Oldfield car, et c’est un scoop de premier ordre, on le reverra plus tard dans un autre épisode, mais chuuuuut…….

23° – INDOCHINE : « Les versions longues »

Quoi ? Indochine ? Eh ouais, mes chers, INDOCHINE ! Et pourquoi ? parce qu’ils existent depuis bientôt 40 ans ! Pourquoi ? Parce qu’avec pas loin de 15 millions d’albums écoulés, c’est le groupe français qui a vendu le plus de disques, devançant même Téléphone, c’est vous dire.

Donc, oui, INDOCHINE !

Groupe pop/rock issu de la new wave, Indochine se fera connaître dès leur premier album, j’ai nommé « L’aventurier ». En s’inspirant du héros mythique créé par Henri Vernes, ils ont tiré le gros lot éternel. Bob Morane a fait beaucoup plus que certains pour la vulgarisation du rock « indochinois ». Les paroles de ce tube ont pour particularité de reprendre les titres des bouquins de Vernes en les empilant les uns sur les autres.

« Égaré dans la vallée infernale
Le héros s’appelle Bob Morane »

« Et soudain surgit face au vent
Le vrai héros de tous les temps
Bob Morane contre tout chacal
L’aventurier contre tout guerrier
« 

Le premier line-up se compose de Dominique Nicolas à la basse et Nicola Sirkis au chant. Ils s’adjoindront les services de Dimitri Bodianski aux claviers et aux percus, plus à la guitare, Stéphane Sirkis, le jumeau de Nicola.

Depuis presque 20 ans, Nicola Sirkis tourne avec Boris Jardel, oLi dE SaT et Marc Eliard. Les musicos d’origine sont partis vers d’autres horizons sauf Stéphane Sirkis disparu en 1999 des suites d’une probable overdose ou d’une hépatite foudroyante suivant les versions.

Le succès des 80’s précèdera une période plus calme dans les années 90 avant la renaissance du début du XXIème siècle. Le groupe sortira 13 albums studio et autant de live car, peut importe les baisses de régime des ventes de disques, ils continuent de remplir les salles et font le plein à chaque concert.

La presse et la critique vont les descendre dans les années 90, les ringardisant injustement et les traitant de dinosaures. Tout est bon pour vendre du papier et de l’audience. En attendant, les sorties de « Wax » en 96, « Dancetaria » en 99 et surtout « Paradize » en 2002 relance le groupe. Ce dernier album, dès sa sortie, entre directement n°3 des meilleures ventes et surprend les programmateurs qui vont s’emparer du titre « J’ai demandé à la lune » en lui offrant un large support radiophonique. Face à ce succès inattendu, les médias présentent de nouveau Indochine comme la référence rock en France, oubliant qu’ils avaient méprisé le groupe auparavant.

Indochine a été, est et sera toujours une référence du rock français. Ils sont toujours là, sachant entretenir la flamme de leurs fans d’origine et convaincre leur descendance qu’ils font partie du paysage culturel pour encore longtemps.

Indochine for ever !

En 1996, est sorti « Les versions longues« , qui constitue à mes yeux un excellent résumé de leur début de carrière. Revisitant leurs tubes archi-connus, j’ai opté pour « La Buddha affaire« , morceau instrumental pour lequel j’ai une tendresse particulière sans aucune raison particulière, tout simplement parce que son écoute me fait rêver.

Juste pour le fun, je vous propose ce qui me sert de réveil-matin tous les jours, le célèbre :

« OUH OUOUH »…………… « OUH OUOUH »

C’est à Canary Bay Ouh! Ouh!
Des filles qui vivaient en secret
C’est à Canary Bay Ouh! Ouh!
Des filles habitaient par milliers

Quoi ? Comment ? Encore ?

OK ! Juste pour la route, si ça vous dit, les « 3 nuits par semaine » revisitées en 2006 lors d’une tournée au Vietnam (anciennement………. INDOCHINE !) avec l’orchestre philharmonique de Hanoï à l’Opéra de la même ville qui est la copie conforme de l’Opéra Garnier. Allier le rock avec une interprétation classique, je ne m’en lasse pas.

Trop bon…….

22° – U2 : « 1980-1990 »

Formé à Dublin en 1976, U2 (You too) est composé de Bono au chant et occasionnellement à la guitare, The Edge à la guitare, au piano et au chant, Adam Clayton à la basse et Larry Mullen Jr. à la batterie. C’est un exploit très rare de conserver une compo inchangée depuis le début. Chapeau à eux !

Mullen-The Edge-Bono-Clayton

U2 s’est très rapidement imposé sur la scène mondiale et a vendu à ce jour plus de 200 millions d’albums ! Très engagés, ils soutiennent plusieurs oeuvres caritatives, Amnesty International les a même nommé « ambassadeurs de conscience » en 2005. L’influence de Bono en fera un candidat sérieux au Prix Nobel de la Paix.

Ils ont sorti, à ce jour, 14 albums studio, la rareté doit faire vendre car, à chaque fois, c’est un raz-de-marée. Les sorties sont attendues et les chefs d’œuvre se succèdent, même si je pense que leurs dernières compos ont perdu de cette créativité débordante des années 80 et 90.

Leurs tubes mondiaux sont légion : Sunday Bloody Sunday, New Year’s Day, Pride (In the Name of Love), With or Without You, I Still Haven’t Found What I’m Looking For, Where the Streets Have No Name, Desire, One, Mysterious Ways, Beautiful Day, Elevation ou Vertigo en sont quelques exemples. Tout le monde a entendu ces titres et beaucoup les ont écoutés en boucle, j’en fait partie.

Ces bêtes de scènes ont exécuté des tournées mondiales monstres, remplissant des salles et des stades entiers, produisant au passage une pelletée de DVD. Bizness is bizness. Au tarif d’entrée pratiqué, il n’est pas surprenant de voir U2 en tête du classement des plus gros revenus depuis des années. C’est le seul bémol que je déduis d’avance de leur gloire.

Mais U2 reste U2, indétronables héros du rock mondial, ils ne peuvent pas être ignorés.

I can’t believe the news today
Oh, I can’t close my eyes
And make it go away
How long?
How long must we sing this song?
(——————) Sunday, Bloody Sunday
Sunday, Bloody Sunday

C’est quand même du lourd qui restera un must du panthéon du rock.

21° – The SILENCERS : « So be it »

The Silencers, fondé en 1985, a contribué à mettre le rock écossais sur le devant de la scène. OK, il n’est pas hyper connu en dehors des frontières britanniques mais il a eu son heure de gloire dès sa création en collectionnant les disques d’or grâce à leurs compos basées sur un rock pop folk terriblement mélodique. Ils ne peuvent pas renier quelques influences celtiques. Jimme O’Neill, chanteur-guitariste et leader de la formation, a même participé amicalement à un concert de Tri Yann à Lorient, paré du célèbre kilt écossais.

Le groupe est actuellement constitué de Jimme, de ses enfants James (chant/guitare) et Aura (chant), Steph Greer à la basse et de Baptiste Brondy aux caisses. En fait, Jimme est le seul rescapé du line-up d’origine, pas mal de musicos s’étant succédé au cours des années.

Ils ont pris le temps de pondre 8 albums studio avec lesquels ils ont acquis une certaine renommée outre-Manche et conquis pas mal de fan en Europe, notamment en France où Jimme s’est même installé dans les années 2000 entre Rennes et Nantes. En 2014, il participe à The Celtic Social Club, une création scénique pour le festival des Vieilles Charrues. Cette formation éphémère se produira en France et dans quelques tournées internationales jusqu’en 2018.

« So Be It », sorti en 1995, est ce que je considère comme une pépite où tous les morceaux charment. Constitué de pièces assez rock comme « 27 », « Hello Stranger » ou « Henry black shadow » et de balades superbes avec « Number one friend » et surtout « Flying ».

J’ai préféré vous proposer le morceau qui débute cet album, « Something worth fighting for » qui lance bien cette belle mécanique.

I will be free
I’m meant to be
I will be free

In the end that’s something worth fighting for

En bonus, je vous délivre « Siddharta », sorti en 2004 sur l’album « Come », lors d’une apparition sur Canal +. Pourquoi ce morceau ? Tout simplement parce qu’il constitue depuis des années ma sonnerie de portable générique !

Listen to the river
Siddharta
You’ll find all life’s Secrets there

Vivement que mon téléphone sonne !!!

Voila, c’est la fin de ce 6° opus. Ça commence à devenir difficile, non ?

Patience, patience………

Je vous attends pour le 7°…..

Salut les p’tits clous !!!

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