Episode 5/10 (30-29-28-27-26)
Salut les p’tits clous !!!
Et de 5 !
On arrive au milieu de ce classement d’anthologies musicales diverses. Déjà, me direz-vous. Moi, je dis seulement ! Vous avez vu du lourd, on va atteindre le très très lourd, c’est moi qui vous le dis. Moi, perso, j’aime bien les 50 premiers 😎.
Non, soyons sérieux, les cinq à venir font partie du patrimoine du rock, c’est non négociable.
Allons-y Rocky, fais nous rêver……
30° – Al STEWART : « The Year of the Cat »


Alaister Ian Stewart, né en 1945 à Glasgow, n’est pas le plus connu mais a réalisé quelques belles œuvres. Il a acheté sa première guitare à Andy Summers, futur guitariste de Police, a rencontré Yoko Ono avant John Lennon, a cohabité à Londres avec un certain Paul Simon. Il a aussi collaboré avec des grands noms comme Jimmy Page, légendaire guitariste de Led Zeppelin, ou Rick Wakeman, claviériste le plus génial de Yes.
Il a quand même réussi à pondre une vingtaine d’albums studio, dont certains sur lesquels je vais me repencher comme le très beau « Time passage » créé en 1978.
Il tourne toujours et collabore actuellement avec Laurence Juber, ancien guitariste des Wings, ce groupe qui a longtemps accompagné Paul McCartney lors de sa carrière solo.
En 1976, il devient célèbre avec le morceau ci-dessous, l’incontournable « Year of the cat » issu de l’album du même nom. Et si je peux vous donner un conseil, écouter toutes les plages musicales de ce blockbuster, il n’y a rien à jeter, j’ai un faible particulier pour « On the border » et « Broadway hotel ». Allez-y, vous ne serez pas déçus.
29° – KING CRIMSON : « In the court of the crimson king »

King Crimson, « Le Roi Cramoisi » ! Fallait que Peter Sinfield, futur parolier de la première mouture de ce groupe, soit bien fatigué le jour où il a choisi le nom de ce line-up formé à l’origine, en Angleterre, par les frères Michael et Peter Giles qui recruterons vite Robert Fripp. Ce dernier restera par la suite le seul membre permanent du band.
Ce premier trio s’adjoindra vite les service de Ian McDonald , multi instrumentiste spécialiste du saxophone et de la flûte et Greg Lake remplacera très rapidement Peter Giles. Lake sera ensuite une star mondiale en devenant le bassiste et chanteur du trio d’exception Emerson, Lake and Palmer.
Pour être franc, la disco de King Crimson n’a rien de palpitante pour moi si ce n’est leur premier opus, j’ai nommé le grandiose « In the court of the Crimson King » dont vous pourrez écouter le titre phare plus bas.
Le groupe va se faire et se défaire plusieurs fois avec systématiquement de nouveaux membres. Robert Fripp a déclaré qu’il ne se considérait pas nécessairement comme son chef. Pour lui, King Crimson est avant tout « une façon de faire les choses », une constance musicale qui a persisté à travers l’histoire du groupe.
Cela a justifié un démarrage en trombe et ensuite une diffusion plus confidentielle au gré des créations très inégales engendrées à espaces plus ou moins réguliers. Malgré cela, King Crimson restera comme un des principaux précurseurs du rock progressif et un modèle pour beaucoup de musiciens.
28° – Gerry RAFFERTY : « City to city »

Gerald Rafferty, né en 47 en Ecosse, est issu d’une famille de mineur avec un père alcoolique et violent qui disparaîtra en 63 pour le plus grand bien de tous.
Après un début de carrière solo en 1971, il fonde Stealers Wheel avec Joe Egan un an plus tard. Ce groupe se sépare en 1975, après un succès de courte durée avec le tube « Stuck in the middle with you » qui trouvera une 2ème gloire à la suite de son utilisation dans le film Reservoir Dogs de Quentin Tarantino.
Alors que sa popularité atteint son maximum, Rafferty s’isole de plus en plus. Il refuse des propositions de tournée avec Eric Clapton et Paul McCartney et sombre de plus en plus dans l’alcool. Sa femme le quitte et son inactivité scénique le font tomber progressivement dans l’oubli. Il survivra tant bien que mal et finira par aller voir ailleurs dans le ciel en 2011, tirant sa révérence à l’aide d’une maladie du foie. Quel gâchis……
En 1978, il sortait un nouvel album solo, City to City, dont est tiré Baker Street, tube mondial, célèbre pour cette fameuse intro au saxo. L’album est constitué de titres d’excellente qualité dont le fameux « Right down the line », du joyeux « Matties rag » et du superbe « The Ark ». Bref, c’est une galette à déguster sans modération 👍👍👍
27° – AC/DC : « Dirty deeds done dirt cheap »

Alternating Current/Direct Current, soit, en français, courant alternatif/courant continu. C’est l’inspiration qu’à eu Margaret Young pour baptiser un des groupes les plus emblématiques du hard rock : Aïessi Dissi !!! (Acca Dacca en Australie !)
Ses frères Malcolm (né en 1953) et Angus Young (né en 1955) en sont les fondateurs en 1973. La famille Young, originaire d’Ecosse, a émigré en Australie en 1963, c’est pourquoi le groupe est considéré comme les rois du hard australien.

Après quelques essais avec des musicos locaux, le choix du chanteur se porte sur Ronald Belford « Bon » Scott, puis Phil Rudd à la batterie et Mark Evans à la basse. Les guitares sont assurées par Malcolm en rythmique effrénée et Angus pour les solos délirants. Les premiers albums sortent d’abord uniquement sur l’Australie et l’Océanie en 1974/75. Leur hymne du moment sera le déjanté It’s a Long Way to the Top (If You Wanna Rock ‘n’ Roll)
De la cornemuse dans du hard, fallait oser ! Ils ont osé !
En 1976, le groupe participe à une longue tournée européenne. Les membres y acquièrent l’expérience des concerts en faisant la première partie de groupes comme Rainbow (Ritchie Blackmore de Deep Purple), Black Sabbath, Aerosmith, Kiss, Styx et Blue Öyster Cult, et en co-tête d’affiche avec Cheap Trick.
En 2 ans, ils vont sortir « High voltage », « Dirty deeds done dirt cheap » et « Let there be rock », trois super scuds qui seront plébiscités en Europe et deviendront des références incontournables. Viendront ensuite deux autres avant le mythique « Highway to hell » qui propulsera AC/DC au rang de stars mondiales.
1980 est l’année que choisit Bon Scott pour prendre La Biture du siècle et ainsi mourir étouffé dans ses propres vomissements un soir de février à Londres. Cela aurait pu tuer le groupe, mais non ! Brian Johnson est choisi pour assurer la suite et participer au hold up de « Back in black« , 2° plus grosse vente d’albums de tous les temps (+ de 50 millions vendus) derrière « Thriller » de Michael Jackson. L’intro « Hells bells » est connue par les sons angoissants de cloches, en hommage à Bon Scott.

La suite de la carrière de ce groupe d’exception sera fait de haut et de quelques bas commerciaux et de quelques inversions de batteurs. Ils sortiront un paquet d’albums, dont quelques uns sans grand intérêt à mes yeux. Cela ne les empêchera pas de remplir les salles et les stades comme le super concert de 2011 à River Plate en Argentine duquel sera extrait un énième DVD live. Le live de 1991 à Donnington vaut son pesant d’or avec notamment cette intro sur « Thundertruck » qui m’a laissé rêveur, il m’avait été offert par des employés d’un magasin lors de mon départ, il est donc « collector » pour moi !
THUNDER !!!
Le groupe s’est mis en retrait depuis 3 ou 4 ans suite aux problèmes d’audition de Brian Johnson et du décès successifs de deux frères Young, Georges, l’ainé et ancien producteur du groupe, et Malcolm suite à une maladie neuro-dégénérative.
J’ai choisi comme album référence « Dirty deeds… » parce qu’il résume toute la force et l’énergie de ce quintet de cinglés se déhanchant sur scène aux rythme des « gauche-gauche, droite-droite » de Angus, de sa marche à la Chuck Berry et de ses balancements de tête incessants, le tout allié au charisme scénique de Bon Scott.
« Rocker » en est un exemple parfait.
» I’m a rocker, I’m a roller
I’m a rocker, I’m a roller
I’m a rocker, I’m a roller
I’m a rockin’ rollin’ man«
26° – POLICE : « Regatta de blanc »

Au départ, fin 1976, il y avait Stewart Copeland et Henry Padovani, jeune guitariste français (Eh oui !!!) fraîchement débarqué à Londres. Sting se joint à eux et ce sont les débuts de The Police. Quelques mois plus tard, Andy Summers rejoint le groupe et finit par faire partir notre frenchie avec l’aide de Sting. Police est définitivement né.
La tendance punk est leur première inspiration, ce qui fera que je ne suis vraiment pas fan de leur premier album « Outlandos d’amour ». Et pourtant, il contient « Roxanne » et « Can’t stand loosing you », deux des plus gros tubes du trio.
Ce groupe précurseur d’un mélange de style punko-reggae-progressif et j’en passe a eu une carrière assez courte se sépare en 1984, non sans avoir sorti 5 albums à la renommée internationale.
- 1978 : Outlandos d’Amour
- 1979 : Reggatta de Blanc
- 1980 : Zenyattà Mondatta
- 1981 : Ghost in the Machine
- 1983 : Synchronicity
Les tensions créatrices entre Sting et Steward auront raison du trio. Cela ne les empêchera pas de se rejoindre de temps en temps pour quelques apparitions scéniques de premier ordre qui enthousiasme leurs fans de la première heure, avec par exemple, cette tournée mondiale en 2008.
Sting a eu la carrière solo que l’on connait mais cette formation, si courte soit sa présence, a marqué la scène rock à tout jamais.
« Message in the bottle » est le titre qui m’a fait aimer Police. Cette version live 2008 est une belle pépite.
I’ll send an SOS to the world
(J’enverrai un SOS au monde)
I hope that someone gets my
(J’espère que quelqu’un recevra mon)
Message in a bottle
(Message dans une bouteille)
ALORS ??? Bel épisode, non ? Moi, j’ai bien aimé !!!
N’oubliez pas, Music is life ! A bientôt……….
Salut les p’tits clous !!!


