MON TOP 50 ALBUMS 20 à 16

Episode 7/10 (20-19-18-17-16)

Salut les p’tits clous !!!

On rentre dans le Top 20, dans ce que je considère comme indispensable si je suis exilé sur une île. Pourquoi sur une île ? On ne sait jamais, si un jour je me plante de route suite à une erreur. T’imagines, paumé sur un bout de terre en plein milieu du Pacifique avec ma moto à cause d’un GPS !!! Voilà un bon sujet de film de SF mi-fantastique à la John Carpenter. Lui, il en fera un truc très potable comme d’hab (j’aime bien ses réalisations). Pas sûr qu’avec moi à la caméra, ça marche. Sur un malentendu, on ne sait jamais.

Bref, au cas où, et si je n’ai pas le choix, j’essaye d’emmener ces galettes de cire avec moi. Il ne restera plus qu’à trouver une bonne vieille chaine stéréo Akaï, Pioneer ou Marantz propre à faire cracher un max de watts sur ces morceaux de rêve. Ça fera trembler les cocotiers et danser les ouistitis locaux, comme ça, on n’aura pas tout perdu.

J’y pense, faudra aussi que je trouve une prise de courant ! Pas gagné, hein ? Pas grave, je trouverai bien un Vendredi de passage pour pédaler et faire tourner la platine !

Allez, GO !…….et Millau…….Euuuuh, désolé…….Jeu de mots pourri….

20° – FLEETWOOD MAC : « Rumours »

Fleetwood comme Mick le batteur et Mac comme John McVie le bassiste. Ce sont les deux seuls membres permanents du groupe, normal que le nom soit ainsi composé.

Comme certains connaissant un peu le groupe pourraient ne pas le croire, ce ne sont pas des américains mais bel et bien des anglais. Ils ont fondé le band en 1967 à Londres avec Peter Green à la guitare et au chant. Se joindront à eux Jeremy Spencer et Danny Kirwan (guitares) pendant les premières années, et surtout la claviériste Christine Perfect qui épousera John McVie.

Au départ, c’est plutôt dans le british blues rock qu’ils se font connaître localement, sortant même un titre qui sera popularisé mondialement lors de sa reprise par Carlos Santana en 1970, devenant ainsi plus étroitement associée à Santana qu’à Fleetwood Mac. Je parle du super tube « Black magic woman » à voir ci-dessous interprété par le grand Carlos. On y aperçoit même à la batterie Michael Shrieve qui entra dans la légende à 20 ans pour son célèbre solo sur « Soul sacrifice » à Woodstock en 1969

Cette première version de Fleetwood Mac sortira 9 albums studio jusqu’en 1974, date d’éclatement qui verra arriver le couple américain constitué du guitariste Lindsey Buckingham et de la chanteuse Stevie Nicks.

John McVie, Christine McVie, Stevie Nicks, Mick Fleetwood & Lindsay Buckingham

Après un premier album à leur nom, cette nouvelle formation va accoucher d’une machine à tube en 1977. Le magistral « Rumours » se vendra à plus de 40 millions d’exemplaire dans le monde, devenant une des 10 plus grosses ventes de tous les temps. Assez bizarrement, les couples McVie, Buckingham/Nicks et Fleetwood vont tous exploser à cette période, rendant la vie du groupe assez chaotique.

Fleetwood Mac devient une des formations les plus populaires de son temps, un véritable poids lourd de l’industrie du disque, grâce à une musique pop-rock très efficace, parfois qualifiée avec un certain mépris de « rock FM ».

Ils pondront au cours des années et au gré des séparations/reformations 6 albums de 1979 à 2003 avec notamment « Tusk » (1979), « Mirage » (1982) et « Tango in the night » (1987), tous parsemés de pépites à la hauteur du talent du Mac.

Fleetwood Mac vit toujours, moins présent certes, mais là quand même.

Certains membres se lancent aussi dans des carrières solo plus ou moins réussies. Stevie Nicks est celle qui s’en est le mieux tirée à ce niveau, devenant une star à part entière. Il faut dire qu’elle a cette voix granuleuse et un peu éraillée qui ne peut pas laisser indifférent. Elle apparait dans mon panthéon vocal féminin perso aux côtés de Kate Bush ou encore Maggie Reilly. Elle a d’ailleurs été introduite au Rock and Roll Hall of Fame en 1998 en tant que membre de Fleetwood Mac et également en tant qu’artiste solo en 2019 faisant d’elle la première femme à être intronisée deux fois.

Je vous laisse juge sur un de leur titre les plus connus composée par Stevie elle-même : « Gold dust woman »

Rock on, gold dust woman
Poussière d’or de femme
Take your silver spoon
Prends ta cuillère d’argent
Dig your grave
Creuse ta tombe

19° – PINK FLOYD : « Animals »

On ne présente pas Pink Floyd. On n’écoute pas Pink Floyd. On rêve et on ressent Pink Floyd en planant sur les sons psychédéliques et envoutant au rythme des envolées lyriques des membres du groupe. Ils sont considérés comme les maîtres incontestés et incontestables du psychédélique et comme des précurseurs du rock progressif. Juste pour info, on considère que leurs ventes d’albums se comptent en centaines de millions. Bref, le quatuor est incontournable dans le patrimoine musical mondial.

Pink floyd ne se traduit pas par Le Flamand Rose comme le dit la légende. Le nom est une simple référence à deux musiciens de blues, Pink Anderson et Floyd Council, eh oui ! Comme quoi, les légendes……..

Créé à Cambridge et Londres en 1965/66, il est composé de Syd Barrett (guitare, chant, composition), Richard Wright (claviers), Roger Waters (basse) et Nick Mason (batterie et percussions). Syd est plutôt du genre à consommer du LSD au petit dèj’, ce qui va considérablement raccourcir sa carrière. Il sera remplacé par un de ses amis en 1968. C’est ainsi que le guitariste et chanteur David Gilmour s’invite dans ce qui sera la deuxième et dernière formation officielle du groupe.

Même si je respecte la période Barrett, Le Floyd ne s’est envolé réellement qu’avec l’arrivée de Gilmour. Mais Waters va graduellement prendre de plus en plus d’importance dans le groupe, en terme de direction créatrice, jusqu’à ne considérer le groupe que comme un simple exécutant de ses compositions, dans « The final cut », 12° albums du groupe.

Roger Waters, Nick Mason, David Gilmour & Rick Wright

Ils composent les B.O. des films More de Barbet Schroeder et Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni. Entre les deux, ils sortent en 1969 leur concept Ummagumma qui est un double album. Il présente sur le premier disque des enregistrements de prestations scéniques du groupe et, sur le second, des expérimentations signées séparément par chacun des membres. C’est la première fois que le public découvre sur disque, en dehors des enregistrements pirates, le son du groupe en concert.

Sorti en 1971, « Meddle » est probablement l’album qui a consacré Pink Floyd comme un des groupes majeurs de l’époque grâce à « One of These Days« , devenu un classique de leurs concerts, et surtout « Echoes« , un titre long de vingt-trois minutes, avec des passages instrumentaux longs et planants. Juste pour vous dire que cette œuvre est une référence importante pour moi, c’est le 4° vinyl que je me suis payé juste après……… Suspense, le first est beaucoup plus haut dans le classement, je vous le dirais le moment venu.

Pour le fun, je vous mets « One of These Days » en live lors du concert P.U.L.S.E. de 1994. A écouter en entier car le début est du Pink Floyd d’origine et la 2ème partie un très grand moment de rock, Gilmour à la Pedal steel guitar est géant.

Suivront :

  • « Obscured by clouds », encore une B.O. pour un film de Barbet Schroeder
  • « The dark side of the moon », 3° plus grosse vente d’album de tous les temps (entre 40 et 50 millions écoulés), il est célèbre pour son bruit de caisse enregistreuse et sa succession de tubes. Cet album reste dans le Billboard 200 pendant mille sept semaines au total, soit plus de dix-neuf ans. C’est encore aujourd’hui un record historique.
  • « Wish you were here », autre gros succès commercial dont le morceau principal, « Shine On You Crazy Diamond« , est un long hommage à Syd Barrett dont l’esprit semble continuer de hanter le groupe.
  • « Animals » dont les morceaux ont la particularité d’avoir été joués sur scène bien avant la sortie du disque.
  • « The Wall » œuvre introspective de Waters dont les thèmes principaux sont le « mur » séparant l’artiste de ses fans et l’aliénation de l’individu par la société. Compliqué, ce mec qui finira par virer Wright, non sans heurt.
  • « The final cut », considéré comme l’album de Waters « interprêté » par Pink Floyd ! Cet opus sombre et atypique est celui que j’aime le moins, voire pas du tout. Ce sera l’album de la séparation.

En 1986, Gilmour et Mason relance le groupe, bientôt rejoint par Wright. Waters entame alors des poursuites car il leur conteste le droit au nom du groupe sans sa présence. Il perdra la bataille juridique et permettra ainsi au Floyd de renaître et relancer le mythe.

Je ne vais pas m’étendre plus sur la bio du Floyd, je vous promets de les retrouver une autre fois, plus tard…….

J’ai hésité entre vous caser « Echoes » de l’album « Meddle » que j’ai dû écouter 17641 fois au moins, et vous proposer un autre, plus surprenant. J’ai donc choisi la surprise en optant pour un titre de « Animals ». J’avais le choix entre chien, cochon ou mouton, le dernier a gagné. « Sheep » est une bonne synthèse de ce qu’est capable de faire Pink Floyd, du planant certifié pur origine allié à du rock plus costaud et très technique. Le talent des grands, c’est de pouvoir tout faire.

En plus, j’adore l’album et surtout ce morceau que je n’ai écouté que 19326 fois, donc…….

Harmlessly passing your time in the grassland-away
Tu passes paisiblement ton temps dans la prairie lointaine
Only dimly aware of a certain unease in the air
Seulement vaguement sensible à un certain malaise embient
You better watch out
Tu devrais être sur tes gardes
There may be dogs about
Il y a peut être des chiens

(Pour info, il ne s’agit pas d’un clip d’origine mais celui d’un mec comme vous et moi, mais un peu barré sur les bords. Gloire à lui !)

18° – The DOORS : « L.A. Woman »

THE DOOOOOOOOOOOORS !!!

On aurait pu faire un film basé sur ce groupe originaire de Los Angeles et créé en 1965 sur les bords des côtes californiennes.

Eh mec, on se réveille ! Oliver Stone l’a fait en 1991 avec un grandiose Val Kilmer dans le rôle de Jim Morrisson. Pour l’histoire, c’est l’acteur lui-même qui interprête tous les titres de la B.O., c’est bluffant tout comme sa ressemblance avec Big Jim. Film à voir ou à revoir.

Le groupe aura une courte carrière due au décès de Jim Morrisson en 1971 dans un appart’ parisien ou bien dans les toilettes du Rock’n’roll Circus, une boite de nuit de la capitale. Les versions sont nombreuses et continuent d’alimenter la légende du poète maudit. Pamela Courson, sa copine de l’époque le trouvera un matin de juillet inanimé dans la baignoire. L’hypothèse d’un simple arrêt du cœur à la suite d’une vie d’excès (Morrison se vantait d’avoir pris deux cent fois de l’acide) paraît encore la plus vraisemblable. Rien ne pourra contredire cette hypothèse aujourd’hui puisque le seul témoin direct, Pamela, est décédée d’une overdose d’héroïne en 1974.

Ainsi, Jim Morrisson entrera dans le très select « Club 27 », déjà fréquenté par Brian Jones, Jimi Hendrix et Janis Joplin, rejoints plus tard par Kurt Cobain et Amy Winehouse. Tous morts à 27 ans, ce doit être flippant d’être une star du rock quand tu as 26 ans 😨😨😨.

Robbie Krieger, Ray Manzarek, John Densmore & Jim Morisson

Après une première formation éphémère basée sur la fratrie Manzarek, la composition du groupe restera inchangée avec Ray Manzarek (disparu en 2013 des suites d’un cancer) aux claviers, Robbie Krieger à la guitare, John Densmore aux fûts et bien sur Jim Morrisson, chanteur et parolier.

The Doors a dépassé, à ce jour, les 100 millions d’albums vendus. 6 réalisations studio seront faites du vivant de Jim. Suivront deux bien moins connus et un autre en hommage au chanteur, « An american prayer » dans lequel des textes lus par Morrisson se superposeront de belle manière à la musique composée pour l’occasion. Le titre « Ghost song » en est l’exemple parfait.

Awake
Eveille toi

The Doors est l’un des groupes les plus marquants et les plus fascinants de l’histoire du rock, et sa musique a influencé de nombreux artistes. Les quatre musiciens connurent cependant une plus grande popularité après leur dissolution notamment en raison du culte voué à leur chanteur, poète et créateur charismatique, dont la vie tumultueuse et la mort précoce ont contribué à créer la légende.

Une musique très hétéroclite qualifie leur œuvre en général. Plutôt dans le rock psychédélique, ils toucheront d’autres genres comme le funk, la pop, le jazz et même le flamenco. Ils resteront influencés par l’art et la poésie, caractéristiques supplémentaires qui contribueront à faire des Doors un groupe culte dans lequel de nombreux artistes puiseront leur créativité.

L’album « L.A. Woman » est la consécration finale à laquelle ne survivra pas Morrisson. Il n’y a aucun titre à exclure, les ADN des membres sont regroupés pour nous proposer un véritable bijou qui fera date dans l’histoire du rock. La chanson-titre est à écouter sans modération, elle constitue une synthèse parfaite de ce qu’était The Doors.

L. A. Woman, L. A. Woman
Femme de L. A, femme de L. A
L. A. Woman Sunday afternoon
Femme de L. A, dimanche après midi
Drive through your suburbs
Roule à travers tes banlieues
Into your blues, into your blues, yeah
Vers ta déprime, vers ta déprime, ouais
Into your blues, ohh, yeah
Vers ta déprime, oh ouais !

Je te l’avais dit, du grand art, du très grand art !

17° – KANSAS : « Point of know return »

Formé au début des années 70 à Topeka au Kansas, il est facile de deviner l’origine du nom du groupe. Une 1ère formation, Proto-Kaw ou Kansas I, œuvrera environ 2 ans avant d’exploser en plein vol. Phil Ehart (batterie) et Dave Hope (basse) iront former White Clover en enrôlant Robbie Steinhardt (violon), Steve Walsh (chant et claviers), Rich Williams (guitare) et pour conclure Kerry Livgren (guitare, claviers). Le groupe ne prendra définitivement le nom de Kansas qu’à ce moment-là.

Phil Ehart, Robbie Steinhardt, Kerry Livgren, Rick Williams, Steve Walsh & Dave Hope

La particularité du groupe réside dans le contraste entre les riffs de guitares électriques tendance hard rock et les passages très doux au violon et à la guitare acoustique. L’énergie du boogie rock mêlé à des arrangements complexes font de Kansas un groupe très singulier au sein du courant rock progressif.

La sortie de « Song of America » en 1974 va faire basculer leur renommée du niveau local à la reconnaissance nationale. Il remplissent les stades et sont alors cité aux côtés des grands groupes de l’époque comme Genesis, Yes ou King Crimson.

« Leftoverture » en 1976 et « Point of know return » un an plus tard vont leur conférer une stature internationale grâce à deux tubes planétaires, « Dust in the wind » et « Carry on the wayward son ». « Monolith » en 79 va clôturer la superbe période d’un groupe au top de sa créativité où la somme des talents de chacun donne vie à des créations très sophistiquées et ambitieuses faisant de Kansas un groupe unique en son genre qui ne laisse pas indifférent. Si on aime, c’est pour la vie car les multiples écoutes de certains morceaux te font découvrir un nouveau son ou une note que tu n’avais pas entendu ou saisi au départ.

Je n’ai jamais compris comment 4 ou 5 instruments pouvaient jouer des mélodies différentes et que le tout bien mixé donne vie à des passages aussi mélodiques et remarquablement synchrones. Si on ajoute la parfaite harmonie des voix de Walsh et Steinhardt, on obtient un ensemble qui me laisse sur le flanc à chaque fois.

Au début des 80’s, Steve Walsh quitte le groupe pour divergences musicales et théologiques et entame une carrière solo. En effet, Livgren et Hope font de leur croyance religieuse un moteur musical. L’arrivée de John Elefante au chant va ancrer encore plus cette tendance. « Audio-visions » est un succès commercial éphémère, l’album suivant, une daube sans nom, verra le band exploser.

Le groupe se reforme en 1986 autour de Steve Walsh au chant, Billy Greer à la basse (ancien membre du groupe de Walsh, Streets), Steve Morse (anciennement Dixie Dregs) avec le retour de Rich Williams et Phil Ehart pour l’album « Power ». La suite sera plus désorganisée avec des départs/retours rendant l’harmonie du groupe incertaine. Les rares albums ne sont pas à la hauteur de leur passé glorieux.

Mais Kansas est increvable et continue à tourner jusqu’à la formation actuelle composée de :

David Ragsdale (violon), Zak Rizvi (guitare), Phil Ehart (batterie), Ronnie Platt (chant et claviers), Rich Williams (guitare), Tom Brislin (claviers) et Billy Greer (basse)

Cette formation a une maturité musicale et scénique remarquable, même si le Steve Walsh de ses débuts reste indétrônable à mon goût mais Platt assure quand même super fort. Leurs prestations en concert sont malgré tout plus basées sur les succès des années 70 que sur leur dernier album « The prelude implicit », très sympa mais pas à la hauteur techniquement des premiers albums. Comme disent les vieux : « C’était mieux avant ! »

« Dust in the wind » , issu de « Point of know return » est leur plus grand tube et mérite amplement sa place dans cette mini bio.

Je vous rassure, on reverra Kansas dans un autre épisode.

I close my eyes
Je ferme les yeux
Only for a moment and the moment’s gone
L’espace d’un instant et le voilà parti
All my dreams
Tous mes rêves
Pass before my eyes, a curiosity
Défilent sous mes yeux, une curiosité
Dust in the wind
De la poussière dans le vent
All they are is dust in the wind
Ils ne sont que de la poussière dans le vent

Trop beau………

Allez, pour le fun, tiré du même album, je vous délivre un mix de la chanson-titre et de « Portrait » de toute beauté. C’est juste pour faire plaisir. Moi, je ne m’en lasse pas……

Was it you that said, « How long, how long? Est-ce vous qui avez dit: « Combien de temps, combien de temps?
How long to the point of no return? Combien de temps jusqu’au point de non-retour?

16° – YES : « Tales from topographic ocean »

Je vous entends dire : « Mais quand va-t-il nous mettre du YES ? »

Non ? Vous ne vous dites pas ça ? Je vais me faire plaisir et croire que vous l’avez réellement dit et surtout pensé !

Autant vous l’annoncer de suite, Yes est pour moi une référence musicale incontournable et vous aurez l’occasion de le voir par la suite.

Yes est un groupe rock progressif britannique, originaire de Londres. Formé en 1968, la première formation du groupe comprend le chanteur Jon Anderson, le guitariste Peter Banks, le bassiste Chris Squire, le pianiste-organiste Tony Kaye et le batteur Bill Bruford.

Après deux premiers albums prometteurs, Banks est replacé par Steve Howe, Kaye par Rick Wakeman et Bruford par Alan White. Le groupe va alors prendre un chemin qui fera de lui une des principales formation du rock progressif.

Chris Squire, Rick Wakeman & Steve Howe
Jon Anderson, Alan White

Yes verra défiler dans ses rangs pas moins de 17 membres jusqu’à nos jours, se payant même le luxe de voir parfois deux formations tourner en même temps comme dans les années 80 ( Yes-West et Yes-East) ou encore en ce moment avec Yes et Yes featuring Anderson-Rabin-Wakeman. Pas simple tout ça ! A moins d’être un super fan comme moi, c’est quand même difficile à suivre. Mais finalement, il ne forme spirituellement qu’un seul Yes et leurs concerts en sont la preuve.

Les sorties de « Fragile », « Close to the edge », « Tales from topographic ocean », « Relayer », « Going for the one » et « Tormato » dans les années 70 vont faire du groupe un monument du progressif tant la créativité alliée à la virtuosité des musiciens rend leur musique unique et inimitable par son style d’une sophistication extrême.

Leur marque de fabrique est basée sur une musique au-dessus des styles et touchant à tout. On peut assimiler leurs performances à celle d’un orchestre exécutant du classique tant les compositions font appel aux instruments divers constituant la panoplie du groupe. Chaque membre est reconnu mondialement pour la maîtrise de son art. Il fallait pouvoir travailler ensemble et ils y ont réussi de la manière la plus exceptionnelle. Leur présence ininterrompue depuis 1968 en est une preuve.

Les membres exerceront leurs talents dans des carrières solo (Anderson, Wakeman, Squire et White) ou au sein d’autres groupes comme Asia et GTR pour Howe.

Le petit « plus » ? Et pas des moindres, les pochettes de presque tous les albums (22 studios et une dizaine de live) ont été créees par Roger Dean dont le travail et les créations artistiques sont liées étroitement au groupe.

Je reviendrai une autre fois sur l’histoire de Yes car nous les retrouverons dans d’autres aventures et il y a tant à dire.

« Tales from topographic ocean » est un album controversé constitué de quatre chansons d’environ 20 minutes chacune, inspiré par le livre Autobiographie d’un Yogi de Paramahansa Yogananda qui décrit la recherche spirituelle de Yogananda pour l’illumination. Ce livre fut aussi source d’inspiration pour Georges Harrisson et un certain Steve Jobs, producteur de pommes.

Quand j’ai acheté cet album, j’ai pris l’habitude de poser le disque sur la platine, de m’allonger avec ou sans casque (avec, c’est mieux) et de fermer les yeux. C’était ma façon de faire le vide et de partir dans des rêves dans lesquels toutes sortes d’images te passent par la tête. Des fois, la somme des ces « visions » pourraient, j’en suis sur, inspiré un film ou un bouquin. Plus la musique est inspiratrice, plus les images sont belles. J’ai gardé cette habitude. C’est ma drogue douce personnelle, elle ne coûte rien et est renouvelable à volonté et surtout elle a vocation à célébrer la vie plutôt que la mort. C’est mieux, non ?

« The revealing science of god » est une oeuvre majeure dans les compos de Yes. La prestation proposée ci-dessous est superbe et révèle la virtuosité et tout l’art exercé par chaque membre du groupe. L’osmose est parfaite.

Laissez-vous transporter, ça dure 20 minutes………

Dawn of light lying between a silence and sold sources,
Chased amid fusions of wonder, in moments hardly seen forgotten,
Coloured in pastures of chance dancing leaves cast spells of challenge,
Amused but real in thought, we fled from the sea whole.

Alors ? Comment étaient les rêves ?………..

A bientôt dans un prochain épisode, la fin est proche et le suspense de plus en plus haletant, même pour moi ! J’ai hâte de découvrir la suite !!!

Salut les p’tits clous !!!

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